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Examens nationaux : des milliards de francs guinéens au cœur d’une dénonciation au Parquet spécial

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Une procédure est en cours au Parquet spécial à la suite d’une dénonciation portant sur la gestion de recettes générées par plusieurs prestations liées au baccalauréat, au BEPC et au CEE. Des montants de plusieurs milliards de francs guinéens sont cités dans le dossier.

La gestion financière de certaines prestations liées aux examens nationaux se retrouve sous le regard de la justice guinéenne. Une dénonciation adressée au Parquet spécial évoque d’importantes sommes qui auraient été générées à travers différentes opérations concernant notamment les cartes, les photos, les diplômes et les relevés de notes.

Selon les éléments contenus dans cette dénonciation, 5,724 milliards de francs guinéens auraient été mobilisés au titre des cartes spéciales examens. Un montant identique, soit 5,724 milliards de GNF, est également mentionné pour les photos spéciales examens.

Le document évoque par ailleurs 8,585 milliards de francs guinéens liés aux frais de délivrance des diplômes et relevés de notes des candidats déclarés admis au baccalauréat.

Autre montant cité : 618,120 millions de GNF, correspondant, selon la dénonciation, aux recettes issues de la légalisation des diplômes et relevés de notes.

Des questions sur la traçabilité des recettes

L’addition des montants avancés dans le document fait apparaître une enveloppe financière particulièrement importante. Au-delà des chiffres, la procédure soulève surtout des interrogations sur les modalités de collecte de ces recettes, leur affectation et leur traçabilité.

Le Parquet spécial devra notamment vérifier la réalité des opérations mentionnées, les mécanismes financiers mis en place ainsi que l’identité des personnes ou structures ayant participé à leur gestion.

À ce stade, aucune responsabilité n’est établie. Les chiffres et faits évoqués reposent sur une dénonciation et devront être confrontés aux documents comptables, aux témoignages et aux autres éléments susceptibles d’être recueillis dans le cadre de la procédure.

L’enquête judiciaire devrait donc permettre de faire la lumière sur la gestion de ces recettes et, le cas échéant, de déterminer s’il existe des irrégularités et les responsabilités qui pourraient en découler.

224infos avec Mediaguinee.org


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